Foire aux questions 

  • Que mesure FOTO et pourquoi?

    FOTO se concentre principalement sur la mesure de la capacité ou de l’état fonctionnel physique des patients, par le biais d’une autodéclaration des patients, dans le but d’obtenir un résultat. FOTO a sélectionné l’état fonctionnel, car la majorité des patients en réadaptation suivent une thérapie dans le but d’améliorer un déficit de leur état fonctionnel. Nous avons choisi des mesures de résultats centrées sur les patients afin de capter adéquatement l’ampleur des concepts de santé associés à la perception par les patients de leur état fonctionnel, qui est le principal facteur qui influe sur leur fonctionnement physique réel et leur participation à des activités quotidiennes. De plus, les mesures des résultats déclarés par les patients s’adaptent aux préférences, aux besoins et aux valeurs de chaque patient et veillent à ce que les valeurs des patients guident les décisions de traitement. La mesure des déclarations des patients est l’étalon-or pour mesurer les résultats afin de déterminer la valeur des soins dispensés par les services de réadaptation. Les résultats déclarés par les patients ont invariablement été approuvés par l’Organisation mondiale de la santé, l’Institute of Medicine, le National Quality Forum, le Département américain de la Santé, le CMS (organisme qui fixe les remboursements de soins de santé aux États-Unis) et l’ensemble des directives nationales et internationales de pratique clinique.

  • Quelle est l’histoire de la mesure des résultats de FOTO?

    La mesure des résultats et la collecte de données peuvent prendre du temps et être éprouvantes dans un contexte clinique actuel débordant d’activité. FOTO a anticipé le fait que la mise au point de méthodes permettant de collecter des mesures de résultats précises serait particulièrement intéressante pour les cliniciens et les gestionnaires de clinique. En 1999, FOTO a commencé à explorer la conception de méthodes d’évaluation adaptative informatisée qui remplaceraient les questionnaires sur papier. Avec cette évaluation adaptative informatisée des résultats pour la réadaptation ambulatoire, FOTO visait à rendre la collecte de données plus efficace, à réduire les questions non pertinentes pour les différents patients et à améliorer la sensibilité des mesures au changement. En 2002, FOTO a mis en place une évaluation adaptative informatisée pour l’état de santé physique général et des questionnaires de mesure de la santé mentale. Sur la base de la rétroaction positive des clients et de leurs suggestions d’affiner la sélection des items selon les déficiences propres au patient et la sensibilité de la mesure, en 2005, FOTO s’est attelé à concevoir et à mettre en œuvre des mesures de résultats pour les patients atteints de troubles orthopédiques. Une étude récente démontre l’efficacité de l’évaluation de l’état fonctionnel du patient et la réduction du fardeau de celui-ci grâce aux mesures de FOTO. En moyenne, il suffit d’une à deux minutes à un patient pour répondre à l’évaluation adaptative informatisée de l’état fonctionnel de FOTO.

  • À l’heure actuelle, sur quels états fonctionnels porte la mesure de résultats de FOTO?

    FOTO a actuellement 1) sept mesures de résultats orthopédiques: épaule, coude/poignet/main, lombaires, hanche, genou, cheville/pied et orthopédie générale (c.-à-d. cervicales, thorax, côtes, craniomandibulaires) et 2) une mesure générale des résultats médicaux pour les patients médicaux et neurologiques complexes. Récemment, de nouvelles mesures ont été mises au point et diffusées pour les problèmes orthopédiques du cou et du plancher pelvien. FOTO prévoit le développent de mesures supplémentaires pour certains troubles neurologiques et médicaux précis: AVC, système vestibulaire/équilibre, lymphœdème, etc.

  • Qu’est-ce que le fonctionnement différentiel d’un item (DIF) et en quoi est-ce important?

    Pour que la mesure des résultats déclarés par les patients soit valable pour différents groupes de patients, le niveau de difficulté représenté par les items (questions) de cette mesure doit être perçu de la même manière par les différents groupes de patients (femmes, hommes, classes d’âge, etc.). En outre, avec son développement à l’extérieur des États-Unis, soit en Israël et, plus récemment, au Canada, FOTO s’est rendu compte que les différences culturelles pouvaient potentiellement influencer la façon dont les patients répondent aux questions. Il est possible que les différences de résultats d’état fonctionnel observées entre les groupes culturels correspondent à des différences dans la traduction d’items ou de perceptions culturelles et non pas à une vraie différence de mesure. Ainsi, le DIF est une composante de l’estimation de la validité des erreurs de mesure liées aux différences transculturelles. Lorsqu’un DIF est présent, la validité des estimations de mesures d’état fonctionnel diminue. Les données publiées à ce jour démontrent que le DIF a une incidence négligeable dans l’évaluation adaptative de l’état fonctionnel des troubles du genou entre 1) les patients aux États-Unis qui parlent anglais et les patients en Israël qui parlent hébreu et 2) les patients en Israël qui parlent hébreu ou russe. Les résultats ont confirmé la validité de la traduction des items pour l’état fonctionnel du genou en hébreu et en russe. La mise à l’essai du DIF multiculturel dans différentes langues pour l’ensemble des mesures des différentes parties du corps de FOTO est en cours de planification.

  • Comment choisir une mesure des résultats déclarés par les patients pour la pratique clinique quotidienne?

    Les cliniciens ont souvent besoin de choisir entre différentes mesures de résultats pour l’évaluation de l’état fonctionnel de leurs patients au cours de leur pratique clinique quotidienne. Traditionnellement, les thérapeutes choisissent le plus souvent une mesure des résultats déclarés par les patients en fonction de leur familiarité avec celle-ci, par exemple avec le questionnaire d’Oswestry (ODQ) ou LEFS. Cependant, le processus de collecte des données des résultats évolue, passant de questionnaires papier à une évaluation adaptative informatisée. Des études ont récemment alimenté des discussions intéressantes sur les forces et les faiblesses des différentes méthodes d’administration des questionnaires au cours de la pratique clinique quotidienne.

    Pour aider les thérapeutes à sélectionner une mesure de résultats, FOTO 1) a effectué une comparaison psychométrique directe (capacité de discrimination) entre le questionnaire d’Oswestry et l’évaluation adaptative informatisée lombaire de FOTO, 2) a mis au point des questionnaires d’évaluation adaptative informatisée dans lesquels tous les items du LEFS sont inclus et 3) a conçu des tableaux croisés pour les résultats des évaluations adaptatives informatisées de FOTO pour différentes parties du corps et ceux d’autres outils traditionnellement utilisés tels que DASH.

    La capacité discriminante de la mesure de l’état fonctionnel par l’évaluation adaptative informatisée lombaire de FOTO et par le questionnaire d’Oswestry (ODQ) a été estimée à l’aide de la validité relative, calculée en divisant les valeurs F des analyses FOTO et ODQ de covariance pour les variables importantes d’ajustement des risques. Une amélioration cliniquement importante minimale (MCII) a été estimée par l’analyse de la fonction d’efficacité du récepteur par quartiles de valeurs de l’état fonctionnel initial, puis les zones sous les courbes ont été comparées. Il est intéressant de noter que les résultats publiés indiquaient que les deux mesures avaient des caractéristiques psychométriques similaires. Cependant, les estimations de l’état fonctionnel de FOTO ont tendance à être plus discriminantes que celles d’ODQ. Les résultats d’amélioration cliniquement importante minimale par quartile d’état fonctionnel initial sont favorables pour FOTO. En outre, compte tenu de la nécessité d’être efficace et précis dans l’estimation des mesures de l’état fonctionnel, les résultats sont favorables pour FOTO. En effet, il fallait moins de 2 minutes pour remplir le questionnaire de FOTO, alors que pour le questionnaire d’Oswestry, les patients devaient remplir le questionnaire puis les cliniciens devaient le noter, entraînant un temps supplémentaire estimé à plus de 5 minutes.

    FOTO a appliqué des mathématiques avancées et conçu des questionnaires d’évaluation adaptative informatisée spécialement mis au point à l’aide des items du LEFS. En simplifiant, FOTO a développé une évaluation adaptative informatisée à partir du LEFS. Hart et Stratford ont examiné 1772 patients présentant des troubles de l’extrémité inférieure, dont la hanche (n=444), le genou (n=949) et la cheville ou le pied (n=379). Leurs résultats provenaient de trois évaluations adaptatives informatisées pour différentes parties du corps (hanche, genou et cheville/pied) du LEFS. Les évaluations adaptatives informatisées étaient 70% plus efficaces que le questionnaire de 20 items du LEFS sur papier, tout en maintenant la précision psychométrique. Plus d’efficacité se traduit, pour les patients, par une diminution du temps passé à remplir le questionnaire. La réduction du fardeau du patient par une économie de temps dans un environnement ambulatoire débordant d’activité est un avantage clinique important pour évaluer l’état fonctionnel sans réduire la précision de la mesure.

    FOTO développe des tableaux croisés entre les résultats des évaluations adaptatives informatisées de FOTO pour différentes parties du corps et ceux d’autres outils de résultats traditionnels. Par exemple, l’évaluation adaptative informatisée de FOTO pour l’épaule et DASH. Ainsi, pour un clinicien qui utilise l’évaluation adaptative informatisée de FOTO pour l’épaule et qui voudrait connaître le résultat dans DASH, le tableau croisé est un outil mathématiquement précis permettant d’assimiler les deux mesures. Par exemple, si le résultat de FOTO (sur une échelle de 0 à 100) est de 30 points, le résultat de DASH (sur une échelle de 0 à 100) serait de 21 points.

  • Quelles sont les propriétés psychométriques qui corroborent les mesures des résultats de FOTO?

    Fiabilité La cohérence interne (fiabilité de la personne) a été calculée en utilisant les méthodes de l’IRT. La « fiabilité de la personne » équivaut à la fiabilité traditionnelle du coefficient alpha de Cronbach. Les résultats de fiabilité de la personne publiés étaient de 0,92 (lombaire), 0,96 (genou), 0,96 (hanche), 0,96 (cheville/pied), 0,97 (épaule) et 0,95 (coude/poignet/main).

    Validité Les méthodes connues de validité conceptuelle des groupes ont été utilisées pour évaluer les mesures de l’état fonctionnel obtenues par l’évaluation adaptative informatisée pour distinguer les groupes de patients. L’analyse de la covariance (ANCOVA) a permis de tester la validité avec le changement d’état fonctionnel comme variable, l’état fonctionnel initial comme variable dépendante, et une ANCOVA par variable d’ajustement des risques comme variable indépendante. Des analyses a posteriori ont été réalisées au moyen du test de Sheffe pour les principaux facteurs de chaque variable indépendante. Les variables indépendantes évaluées comprenaient l’état fonctionnel initial, l’âge, l’acuité des symptômes, les antécédents chirurgicaux, la complexité de l’état et l’historique d’exercice. Dans l’ensemble, les résultats ont été cliniquement logiques et ont confirmé la validité de la constitution des groupes connus pour les mesures des différentes parties du corps de FOTO. Par exemple, pour la mesure FOTO de l’état fonctionnel de la hanche, les patients plus âgés, qui avaient plus de symptômes chroniques, plus de chirurgies, plus de comorbidités et qui ne faisaient pas d’exercice avant leur rééducation ont obtenu une évaluation finale moins bonne que d’autres patients pour chaque variable indépendante après vérification de l’état fonctionnel initial.

    Sensibilité La sensibilité a été testée en utilisant deux approches basées sur la répartition. Premièrement, les statistiques d’ampleur de l’effet ont été estimées comme suit: (état fonctionnel final moins état fonctionnel initial) / (écart-type d’état fonctionnel initial). Deuxièmement, nous avons évalué le changement détectable minimal (MDC), qui est défini comme un changement supérieur à l’erreur de mesure. Le MDC a été déterminé en calculant l’erreur de mesure moyenne (erreur type) à 10 niveaux d’état fonctionnel initial, ce qui représentait l’erreur type de mesure conditionnelle (CSEM). Pour calculer chaque CSEM, nous avons estimé l’erreur type moyenne associée à chacun des 10 niveaux en utilisant les données initiales et multiplié l’erreur type moyenne par l’étendue d’échelle par 1,96 fois la racine carrée de 2. La proportion de patients avec des résultats de changement supérieurs au MDC dans l’intervalle de confiance supérieure de 95% a été constatée. Dans l’ensemble, les résultats ont confirmé la sensibilité pour les mesures des différentes parties du corps de FOTO. Par exemple, pour l’évaluation adaptative informatisée lombaire de FOTO, 66% des patients ont obtenu des résultats de changement d’état fonctionnel égaux ou supérieurs au MDC pour l’intervalle de confiance de 95%.

    Réactivité La réactivité a été testée en utilisant une approche basée sur l’ancrage en calculant la proportion de patients dont le changement d’état fonctionnel était supérieur à l’amélioration cliniquement importante minimale (MCII), qui est le changement considéré comme important pour le patient. Nous avons utilisé l’échelle d’évaluation des changements globaux (GROC) décrite par Jaeschke et autres comme la norme de comparaison. Les patients ont été dichotomisés par leurs résultats GROC entre les patients qui n’ont pas connu d’amélioration (résultats GROC < 3) et les patients qui ont connu une amélioration (résultats GROC ≥ 3). Nous avons déterminé la MCII (1) en tenant compte de tous les patients indépendamment de leur mesure d’état fonctionnel initial, et (2) comme le changement dépend des mesures référentielles de l’état fonctionnel, en utilisant des patients groupés par quartile de résultats d’état fonctionnel référentiels. La zone sous la courbe d’efficacité du récepteur (AUC), l’erreur type et l’intervalle de confiance de 95% ont été utilisés pour décrire les résultats. Le pourcentage de patients dont le changement d’état fonctionnel était égal ou supérieur à la MCII a été calculé. Dans l’ensemble, les résultats ont confirmé la réactivité pour les mesures des différentes parties du corps de FOTO. Par exemple, pour l’évaluation adaptative informatisée lombaire/genoux de FOTO, 70% des patients avaient un changement d’état fonctionnel égal ou supérieur à la MCII.

  • Qu’est-ce que l’ajustement des risques?

    L’ajustement des risques est une méthode statistique essentielle pour déterminer l’influence des facteurs parasites tels que la diversité et la complexité des patients qui fréquentent les cliniques de réadaptation ambulatoire. Par exemple, les différences de résultats entre vos patients et ceux d’autres fournisseurs peuvent être dues au fait que vos patients ont reçu un traitement supérieur ou, simplement, aux différences de caractéristiques des patients que vous traitez, comme l’âge, le sexe, la durée des symptômes ou la complexité médicale. Sans un ajustement approprié des risques, les résultats de l’état fonctionnel du patient ne peuvent pas être interprétés de manière significative lors de la comparaison des résultats entre différents patients et fournisseurs. Les données d’observation doivent être adaptées aux risques pour identifier les interventions efficaces durant les soins cliniques quotidiens. Malgré les meilleurs efforts pour ajuster les risques, la réalité est qu’il peut y avoir des facteurs non mesurés ou inconnus sur lesquels les thérapeutes ont très peu de contrôle, comme sur la motivation du patient ou une capacité financière adéquate pour l’accès aux soins, etc. Bien que l’ajustement des risques ait des limites, c’est-à-dire que tous les facteurs importants ne sont pas mesurés ou connus, le bénéfice de l’ajustement des risques l’emporte sur les risques potentiels de non-ajustement des risques pour les données d’observation.

    FOTO a mis au point des modèles de prévision de l’état fonctionnel final. Ces modèles ont été générés par l’application de plusieurs méthodes statistiques de régression linéaire prenant en compte les caractéristiques importantes des patients qui influent sur la prévision de l’état fonctionnel. Le modèle de FOTO de prévision ajustée en fonction des risques initiaux a d’abord été conçu dans le cadre d’un projet de recherche sur la rémunération au rendement financé par le CMS (Hart and Connolly, 2006).

  • Quelles variables sont actuellement ajustées en fonction des risques par FOTO?

    À l’heure actuelle, FOTO ajuste les risques pour 1) six variables de patients non modifiables (sexe, âge, durée des symptômes, antécédents chirurgicaux, comorbidités médicales, type d’organisme payeur) et 2) deux variables de patients modifiables (gravité de l’état fonctionnel initial et appréhension-évitement des activités physiques).

    En plus des variables indépendantes incluses dans le modèle de FOTO mentionné ci-dessus, d’autres processus de traitement, variables et méthodes statistiques actuellement non incluses dans le modèle d’ajustement des risques de FOTO ont été publiés. Par exemple, pour aider à identifier les variations non aléatoires potentielles dans certains processus de traitement, Resnik et autres (Phys Ther 2008) ont mis au point des analyses avancées en utilisant plusieurs types de modèles statistiques hiérarchiques linéaires. Le but de ces techniques de modélisation avancée était de tenir compte des regroupements non aléatoires de (1) patients imbriqués auprès de physiothérapeutes uniquement (le physiothérapeute étant le facteur aléatoire), (2) patients imbriqués dans des cliniques seulement (la clinique étant le facteur aléatoire) et (3) un modèle multiniveau avec des patients imbriqués auprès de physiothérapeutes qui étaient imbriqués dans des cliniques. Pour faire simple, ces modèles permettaient d’expliquer l’influence potentielle de la raison pour laquelle certains patients sont recommandés à certains thérapeutes et pourquoi certains thérapeutes travaillent dans certaines cliniques et l’effet que la nidification du patient et du thérapeute ont sur la prévision des résultats.

    L’ajustement des risques de FOTO est un processus fluide en ce sens que les autres variables et analyses statistiques validées par des études seront testées. En fonction des résultats de ces tests, de nouvelles variables pourront être incluses ou des variables existantes pourront être retirées du modèle actuel de FOTO. L’objectif de FOTO est de produire le modèle le plus parcimonieux permettant de prévoir les résultats d’état fonctionnel du patient.

  • Quelles sont les définitions utilisées par FOTO pour définir les résultats des mesures de FOTO?

    Résultat de l’état fonctionnel du patient: Un résultat de l’état fonctionnel est produit lorsque le patient effectue la mesure FOTO (administrée par une évaluation adaptative informatisée ou un questionnaire papier). Le résultat de l’état fonctionnel est continu et transformé en indicateur linéaire en utilisant une approche statistique moderne appelée la théorie de la réponse à un item (IRT). Les résultats varient généralement de 0 (fonction basse) à 100 (fonction haute). Le questionnaire est standardisé et les résultats sont validés pour la mesure de la fonction pour une déficience d’une partie du corps (lombaires, hanche, genou, cheville/pied, épaule, coude/poignet/main et orthopédie générale [c.-à-d. cervicales, thorax, côtes, craniomandibulaires]).

    Résultat de changement d’état fonctionnel du patient: Un résultat de changement d’état fonctionnel est calculé en soustrayant le résultat initial de l’état fonctionnel du patient au résultat final.

    Prévision de changement d’état fonctionnel du patient: Les prévisions de changement d’état fonctionnel des patients sont ajustées en fonction des risques en utilisant des méthodes de régression linéaire multiples qui comprennent les variables indépendantes suivantes: le résultat initial d’état fonctionnel du patient, l’âge, l’acuité des symptômes, les antécédents chirurgicaux, le sexe, le nombre de comorbidités, le type d’organisme payeur et le niveau d’appréhension-évitement. Le résultat de changement d’état fonctionnel du patient est la variable dépendante. La régression statistique produit une prévision de résultat de changement d’état fonctionnel ajustée en fonction des risques.

    Résultat résiduel de changement d’état fonctionnel ajusté en fonction des risques: La différence entre le changement réel et la prévision de changement (après ajustement des risques) constitue le résultat résiduel, qui doit être interprété comme une unité de changement d’état fonctionnel différente de celle prévue compte tenu des variables d’ajustement des risques du patient traité. En tant que tel, le résultat résiduel représente un changement ajusté en fonction des risques corrigé pour les caractéristiques du patient. Les résultats résiduels de zéro (0) ou supérieurs (> 0) doivent être interprétés comme des résultats de changement d’état fonctionnel qui ont été prévus ou qui ont surpassé les prévisions compte tenu des variables d’ajustement des risques du patient. Les résultats résiduels inférieurs zéro (< 0) doivent être interprétés comme des résultats de changement d’état fonctionnel qui sont en deçà des prévisions compte tenu des variables d’ajustement des risques du patient.

    Résultats résiduels ajustés en fonction des risques agrégés: La moyenne des résultats résiduels d’un fournisseur (clinicien ou clinique). Les résultats agrégés sont utilisés pour effectuer des comparaisons entre les fournisseurs.

  • Quelle est la marche à suivre de FOTO pour produire des résultats de mesures de rendement du patient?

    Étape 1: Le patient répond au questionnaire initial d’état fonctionnel de FOTO, ce qui génère le résultat d’état fonctionnel initial du patient.

    Étape 2: Le patient répond au questionnaire final d’état fonctionnel de FOTO à la fin ou près de la fin du traitement, ce qui génère le résultat d’état fonctionnel final du patient.

    Étape 3: On obtient ainsi le résultat de changement d’état fonctionnel du patient (brut, non ajusté en fonction des risques).

    Étape 4: Un résultat de changement d’état fonctionnel prévu ajusté en fonction des risques est obtenu à l’aide d’une équation de régression.

    Étape 5: Un résultat résiduel est généré pour chaque patient.

  • Quelle est la marche à suivre de FOTO pour produire des résultats/classements de rendement?

    Les étapes 1 à 5 ci-dessus, puis l’étape 6.

    Étape 6: Les résultats résiduels moyens par clinicien ou clinique sont calculés, et les résultats pour tous les cliniciens/cliniques dans la base de données sont classés. Le résultat de qualité est le percentile du classement du clinicien ou de la clinique. FOTO recommande, sur la base des analyses de fiabilité au niveau des fournisseurs, que les cliniciens disposent d’un minimum de 10 patients par an pour le lombaire, le poignet et la main, ainsi que l’orthopédie générale, 20 pour le genou, le pied et la cheville et l’épaule, et 30 pour la hanche. De même, FOTO recommande que les cliniques disposent d’un minimum de 10 patients par thérapeute par année pour les petites cliniques ou de 40 patients par année pour les cliniques plus grandes (5 cliniciens ou plus) afin d’obtenir des estimations stables du rendement du prestataire.

  • Comment les résultats des mesures de FOTO doivent-ils être interprétés cliniquement?

    FOTO a publié des travaux approfondis sur les différents stades fonctionnels pour aider les cliniciens à interpréter les résultats des mesures de l’évaluation adaptative informatisée d’une manière cliniquement significative. Par exemple, un patient souffrant d’une douleur lombaire vient se faire traiter avec un résultat initial de 33 sur une échelle de 0 (fonction la plus basse) à 100 (fonction la plus élevée). Que signifie un résultat de 33 en ce qui concerne les capacités physiques actuelles du patient? Le résultat de 33 ne fournit qu’un sens général de l’état du patient, ce qui est insuffisant lorsqu’un clinicien veut comprendre les capacités fonctionnelles réelles du patient. Pour améliorer les interprétations cliniquement significatives des mesures de son évaluation adaptative informatisée, FOTO a conçu et publié des systèmes de classification fonctionnelle pour différentes parties du corps à partir du système de classification fonctionnelle de la douleur dorsale (BPFCS).

    Le BPFCS repose à la fois sur le cadre des activités réalisées pour la classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé, et sur la progression hiérarchique cliniquement logique des stades fonctionnels parallèle aux résultats numériques d’état fonctionnel sur une échelle de 0 (fonction la plus basse) à 100 (fonction la plus élevée). Le BPFCS définit et classifie un résultat numérique de la mesure de l’évaluation adaptative informatisée de FOTO en un des cinq stades fonctionnels traduisant les capacités physiques actuelles du patient. Plus le stade est élevé, plus les capacités fonctionnelles perçues par le patient sont élevées. Par exemple, le BPFCS de FOTO classe les patients en fonction du résultat de l’état fonctionnel du patient en 5 niveaux fonctionnels hiérarchiques: (1) est extrêmement limité dans sa capacité à effectuer des fonctions faciles et courantes; (2) présente une extrême difficulté à effectuer un travail habituel ou des activités ménagères; (3) présente une difficulté modérée à effectuer des travaux habituels ou des activités ménagères; (4) présente peu de difficulté à effectuer un travail habituel ou des activités ménagères et des loisirs; et (5) retour à la vie normale, effectue des activités quotidiennes vigoureuses. Chaque stade décrit les niveaux de difficulté perçus par les patients pour effectuer leurs activités de la vie quotidienne, leur travail ou leurs loisirs pour un large éventail de tâches physiques. Jusqu’à présent, des modèles fonctionnels de classement par stade ont été publiés pour les évaluations adaptatives informatisées de FOTO pour les différentes parties du corps suivantes: épaule, lombaire, hanche, genou et cheville/pied.

  • Qu’est-ce qu’un expert clinique?

    Les débats et les preuves sur la façon d’identifier un expert clinique ne sont pas un sujet nouveau. Les débats ont porté sur les caractéristiques cliniciennes définissant un expert clinique: les années d’expérience clinique, l’âge du thérapeute, la spécialisation ou encore la reconnaissance par les pairs. Bien qu’il n’y ait pas de consensus sur la façon de définir un expert clinique, les études se basant sur la vaste base de données nationale de FOTO ont largement contribué à la définition d’un expert clinique en physiothérapie. Resnik et autres (Phys Ther 2003) ont proposé une approche novatrice en utilisant les données de résultats des cliniciens pour classer les thérapeutes en tant qu’experts cliniques. En définissant l’expertise selon les résultats, Resnik et d’autres chercheurs ont indiqué que les années d’expérience, la spécialisation et les types d’interventions thérapeutiques manuelles ne constituaient pas des traits importants pour décrire les experts cliniques. En fait, leur étude vient s’ajouter à la somme grandissante de données indiquant que d’autres caractéristiques du clinicien sont plus utiles pour expliquer ce qu’est un expert. Par exemple, les thérapeutes classés comme experts avaient une approche axée sur le patient pour les soins, adoptaient un raisonnement clinique collaboratif et favorisaient les soins personnels et l’autonomisation des patients. L’interaction et la relation entre les thérapeutes et les patients semblent associées à de meilleurs résultats pour les patients.

  • Quelles données de FOTO ont été publiées pour examiner les systèmes de classification basés sur les traitements de physiothérapie?

    De nombreux travaux publiés ont fait appel aux données de FOTO pour étudier 1) la fiabilité et les résultats interévaluateurs de la méthode McKenzie pour évaluer et gérer les patients 2) la prévalence de la centralisation et de la préférence directionnelle en tant que catégories de classification des sous-groupes dans le système de classification McKenzie pour les patients atteints de douleurs lombaires en physiothérapie ambulatoire, 3) l’association entre la centralisation et la préférence directionnelle et la douleur et les résultats de l’état fonctionnel, et 4) la comparaison directe entre la prévalence des sous-groupes en utilisant les règles de prévision clinique et le système McKenzie. Dans de nombreux articles étudiant la base de données de FOTO, Werneke et autres ont rapporté que la prévalence de la centralisation et de la préférence directionnelle variait considérablement selon la durée des symptômes et l’âge des patients. Par exemple, les patients plus âgés et les patients souffrant de douleurs chroniques avaient un taux de prévalence plus faible pour la centralisation par rapport aux patients plus jeunes souffrant de douleur aiguë ou subaiguë. Malgré l’association entre les taux de prévalence pour la centralisation et la préférence directionnelle et l’âge du patient et l’acuité des symptômes, si une centralisation s’est produite au cours de l’évaluation, des associations uniformes et positives ont été constatées entre ces signes et symptômes et de meilleurs résultats. En outre, Werneke et autres ont indiqué que les classifications des sous-groupes n’étaient pas mutuellement exclusives entre les différents paradigmes de classification. Ces résultats étaient conformes aux résultats publiés par de nombreux autres auteurs utilisant différents échantillons de patients.

  • Quelles données de FOTO ont été publiées dans le cadre d’études sur le risque psychosocial?

    La gestion des patients atteints de troubles musculo-squelettiques en tenant compte d’une perspective psychosociale a été recommandée en tant que pratique fondée sur des preuves par toutes les directives de pratique clinique récentes. En 2011, à l’aide de la vaste base de données de FOTO, George et autres ont étudié la portée de la prévalence et l’incidence des symptômes dépressifs sur les résultats pour les patients qui suivent une physiothérapie pour une vaste gamme de régions anatomiques différentes. George et autres ont indiqué que les symptômes dépressifs avaient une influence préjudiciable constante sur les résultats et recommandaient de dépister les patients, quel que soit le trouble anatomique, pour des symptômes dépressifs dans le cadre d’une physiothérapie ambulatoire. En outre, deux études récentes utilisant les données de FOTO par Hart et autres en 2011 et par Werneke et autres en 2011 ont non seulement recommandé le dépistage par les physiothérapeutes de la détresse psychosociale lors de l’évaluation initiale, mais également tout au long de la série de séances. Les deux auteurs ont indiqué que la classification des risques psychosociaux initiale passe d’un risque élevé ou moyen à un risque faible au cours de la série de séances. La variation du risque psychosocial expliquait davantage la variance des résultats que le risque psychosocial détecté au départ. FOTO offre aux cliniciens de nombreux questionnaires de dépistage psychosocial facultatifs pour leur pratique quotidienne, dont triage START, symptômes dépressifs, somatisation, dramatisation, auto-efficacité et appréhension-évitement.

  • A-t-on étudié l’incidence des interventions de traitement sur les résultats des patients à l’aide des données de FOTO?

    Les données FOTO ont été utilisées pour étudier l’efficacité des interventions thérapeutiques en utilisant à la fois des méthodologies d’essais par observation et randomisées. La relation entre les résultats des patients et les processus et interventions de traitement a été clairement démontrée par Deutscher et autres (ARPM 2009) dans une vaste étude de cohorte prospective et observationnelle, à l’aide des données de la vaste base de données de patients de FOTO en Israël. Deutscher et autres ont étudié les résultats de 22 019 patients adultes ayant reçu un traitement pour des troubles de la colonne lombaire, du genou, de la colonne cervicale ou de l’épaule dans l’une des 54 cliniques de physiothérapie ambulatoire de Maccabi Healthcare Services entre 2005 et 2008. Les données sur l’état fonctionnel initiales et finales ont été collectées à l’aide des autoévaluations adaptatives informatisées de FOTO pour les différentes parties du corps. Les associations entre les caractéristiques démographiques et sanitaires initiales et les variables de processus de traitement avec l’état fonctionnel final ont été évaluées à l’aide de méthodes de régression linéaire multivariables. Après avoir vérifié les caractéristiques des patients, les processus de traitement suivants se sont révélés être significativement associés à l’état fonctionnel final: assiduité et respect du programme d’exercices à domicile (pour tous les troubles); temps d’attente entre la recommandation et le début de la physiothérapie (déficiences lombaires). Les interventions de traitement suivantes ont été positivement associées à l’état fonctionnel final: mobilisation des articulations (cervicale et genou), exercices de stabilisation (lombaires), exercices proprioceptifs (genou), mouvements passifs (épaule), exercices de groupe (cervicale), exercices d’étirement (épaule). Les interventions de traitement suivantes ont été associées négativement à l’état fonctionnel final: thérapie par ondes courtes (genou, épaule), échographie thérapeutique (épaule); poche froide (genou), exercices de groupe (genou et épaule), mobilisation neurologique (épaule). Bien que cette étude n’a pas porté sur les parties suivantes: hanche, cheville/pied, poignet/coude/main, nous croyons que les résultats de l’étude fournissent des preuves initiales de la relation entre les processus de traitement, les interventions du thérapeute et les résultats des patients.

    Dans une étude avec essai clinique randomisé en simple aveugle, Saban et autres ont étudié l’efficacité des différentes interventions couramment utilisées pour traiter les syndromes de douleur du talon plantaire à l’aide des données de FOTO. Les auteurs ont constaté qu’un traitement consistant en une thérapie de massage profond des muscles postérieurs du mollet et une mobilisation neurale avec un programme d’autoétirement était considérablement plus efficace pour traiter la douleur du talon plantaire qu’une échographie avec un programme d’autoétirement.

  • Qu’est-ce que la rémunération au rendement, et FOTO a-t-il développé un tel modèle?

    La rémunération au rendement est une méthode de rémunération alternative fondée sur la valeur proposée pour les services de réadaptation afin de remplacer les honoraires élevés traditionnels par des approches de paiement de service. L’objectif d’une mise en œuvre de la rémunération au rendement est d’aligner les incitations financières sur la mise en œuvre des processus de soins de réadaptation en fonction des meilleures pratiques cliniques et de l’atteinte de meilleurs résultats pour les patients. Si les incitations financières pouvaient être alignées sur les meilleures pratiques et les résultats des patients, d’autres méthodes de paiement pourraient être mises au point pour les services de réadaptation conçus pour rémunérer les thérapeutes en réadaptation en fonction de la valeur de leurs soins. Afin de ne pas pénaliser les cliniciens qui traitent les patients les plus malades, le modèle de rémunération au rendement nécessite un ajustement des risques complexe et l’utilisation de mesures de résultats psychométriques. La vision d’une rémunération au rendement visant à aligner les incitations financières à la valeur du service a été approuvée par l’Institute of Medicine, le CMS (organisme qui fixe les remboursements de soins de santé aux États-Unis), le National Quality Forum, ainsi que des parties prenantes telles que l’American Physical Therapy Association.

    FOTO a été le premier à 1) concevoir un modèle de rémunération au rendement financé par une subvention du CMS 2) démontrer la faisabilité de la mise en œuvre d’un processus de rémunération au rendement en physiothérapie et en ergothérapie ambulatoire, 3) fournir des renseignements au CMS concernant la politique de paiement pour les soins de physiothérapie et d’ergothérapie ambulatoires, 4) discuter des implications de l’élaboration d’une méthode de rémunération alternative pour les services de réadaptation et 5) publier les résultats du modèle de rémunération au rendement sur le site Web du CMS (Hart & Connolly 2006). D’autres organismes payeurs testent actuellement le modèle de rémunération au rendement de FOTO dans différentes régions des États-Unis.